16.01.2008

Les filles de personne (2)

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Poste de police à Moscou dans les années 90
Photo G.Pinkhassov

"Les filles de personne" (début de l'article ici)
Zoia Svetova (journaliste indépendante Moscou).




L’instruction, le procès.


« - Un avocat t’a défendue ?
-Comme ça…, elle a dit deux trois mots… » (Oksanna F.)

Selon la loi tous les interrogatoires de mineurs doivent se dérouler en présence des parents ou des tuteurs. Toutes les procédures doivent obligatoirement se dérouler en présence d’un avocat.
Selon le témoignage des jeunes filles , elles se retrouvent souvent seules face aux enquêteurs et à la police. Leur droit à la défense est bafoué, elles ne peuvent contester car elles ne connaissent pas leurs droits.
Ces filles n’ont personne pour les défendre, souvent les parents apprennent que leur fille est derrière les barreaux avec beaucoup de retard.

Vika D., âgée de 14 ans raconte son arrestation :
-« La police est arrivée, ils m’ont mis les menottes. Ils m’ont frappée, puis ont réclamé que je signe des aveux. J’ai dis que je n’écrirai pas, alors ils m’ont frappé avec une bouteille en plastique. Sur le corps je n’avais aucun bleu mais à l’intérieur c’est comme si j’étais passée dans un hachoir à viande. Pendant cet interrogatoire mes parents n’étaient pas là, il n’y avait pas d’avocat non plus. Ensuite il y eut d’autres interrogatoires, parfois avec maman, parfois avec un avocat, on ne me frappait plus pendant ces interrogatoires »
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Camp de Novooskol.


Les parents de Tania G n’ont pas voulu venir au procès, bien que leur présence aurait pu éviter
la prison à leur fille.
-« Mon avocate me le disait tout le temps, elle venait souvent me voir en prison pour transmettre des lettres. Elle avait dit à mes parents que s’ils viennent au procès et se portent garant de moi je serai libérée. Mais ils ne sont pas venu ».

Après l’enquête, c’est le centre de détention provisoire. Les mineures se retrouvent enfermées avec des criminelles adultes. Elle sont nourries avec une soupe « à la surface de laquelle flottent des asticots » selon le témoignage d’une détenue. Arrive enfin le jour du procès. Là, en général, la détenue qui était déjà sous le coup d’une condamnation avec sursis pour un délit antérieur, est condamnée à la prison.

Il n’existe pas de justice des
mineurs en Russie. Il n’y a pas de juges pour mineurs. Les juges ne cherchent pas à comprendre la psychologie des mineures. Ils ne font pas de différence avec les adultes. Certaines adolescentes se souvenant de leur procès remarquent qu’elles « ne comprenaient pas ce qui se passe et ne réalisaient la durée de la peine que durant la route vers le camp »
Il arrive que des juges envoient des mineurs en prison pour deux ans pour un vol dont la valeur ne dépasse pas 500 roubles. (moins de 15 euros)

Voilà qu’après une enfance malheureuse, l’arrestation, le procès et la détention provisoire, le camp pour mineurs n’est pas forcément le pire souvenir de leur vie.

28.12.2007

Affluence dans le point d'accueil chauffé de l'association Notchlejka à Saint-Pétersbourg

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Chaque nuit plus de 60 personnes sans abri se réfugient dans la tente chauffée de l'association Notchlejka

Le point d’accueil provisoire chauffé a été créé pour protéger et sauver la vie à des personnes sans-abri pendant la période hivernale quand le risque de mourir de froid est maximal.

Chaque nuit, à partir de 21 heures, toute personne peut demander de l’aide, être hébergée, recevoir un repas chaud et une consultation avec un travailleur social. A partir de 8 heures, chaque sans abri reçoit un petit déjeuner chaud et peut profiter d'une consultation médicale.


Le point d’accueil chauffé est assuré dans une tente d’hiver de l’armée d’environ 60 m2 que Notchlejka a acheté grâce au soutien de l'ACER-RUSSIE. Elle est chauffée par un poêle et peut chaque nuit accueillir plus de 40 personnes. Actuellement elles dorment dans des fauteuils ou sur des tapis. Un purificateur d’air a été installé.
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Un travailleur social y passe la nuit, assure l’accueil et tente de faire le point sur chaque cas pour ensuite entreprendre des démarches et résoudre les problèmes. Si cela est nécessaire la personne sans abri peut recevoir des vêtements chauds et propres.

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Un travailleur social organise le suivi sanitaire des personnes accueillies et les dirige sur les services médicaux adaptés aux pathologies. Un dépistage de la tuberculose est assuré et transmis au dispensaire de turberculose n°8 de la ville qui fait les analyses et assure le suivi médical. A la fin du service de nuit, la tente est nettoyée et désinfectée.
Le matin, le sans-abri peut s’adresser à la consultation de jour de l’association Notchlejka qui se trouve dans les locaux de l’association à une dizaine de mètres de la tente.


Il est prévu que le point d’accueil fonctionne de novembre à avril. La place manque et une seconde tente fait cruellement défaut.
Adressez vous dons à l'ACER-RUSSIE, avec l'indication "Tentes de l'espoir"
Merci à tous

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Situation à Saint-Pétersbourg

Chaque année, d’octobre à avril à Saint-Pétersbourg en raison de la combinaison de plusieurs facteurs climatiques défavorables (froid, humidité, vent, averses), des dizaines de personnes succombent au froid ou aux maladies qu’il engendre, des dizaines de personnes deviennent handicapées après être amputées suite à des gelures.

L'année dernière le froid ne s'est installé à Saint-Pétersbourg à partir du mois de janvier, les chiffres donnés par le Samu furent consternants. Dès le 7 février, 64 personnes ont été victimes de gelures, 1225 de pathologies dues au froid et 4 sont décédées. Selon les dires des sans-abri, on peut estimer que le nombre de victimes se comptera par dizaines. En janvier, les travailleurs sociaux de l’autobus de Notchlejka ont chaque jour conduit à l’hôpital des SDF souffrant d’engelures. L’infirmière du centre d’accueil de jour de Notchlejka fait chaque jour une quinzaine de pansements pour des engelures.

Malheureusement, le système de protection sociale en vigueur à Saint-Pétersbourg n’assure pas sa mission de protéger les personnes contre le froid.

Dès août 2006, l’association Notchlejka a attiré l’attention du gouverneur de Saint-Pétersbourg, de l’évêché et de l’assemblée constituante pour leur proposer de créer un point d’accueil chauffé pendant les mois d’hiver. En janvier 2007, aucune mesure concrète n’avait été prise. Face à une situation d’urgence, Notchlejka a pris la décision d’organiser elle-même un lieu d’accueil chauffé temporaire.
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La situation générale des sans-abri à Saint-Pétersbourg est loin d’être idéale. Selon les statistiques, environ 8000 personnes vivent quotidiennement dans la rue. Pour les accueillir, seulement 200 places sont prévues dans des centres d’accueil municipaux, auxquels s’ajoute une centaine de places proposées par des associations et des organisations religieuses. La majorité des sans-abri vivent dans des caves ou des greniers Beaucoup d’entre eux n’ont pas la possibilité de se désaltérer et encore moins d’avoir des repas chauds. Se laver gratuitement dans les bains public ou avoir accès à un service d’hygiène minimum est impossible.

Le problème de réinsertion des personnes sans domicile est directement lié au caractère discriminatoire de la législation russe qui prive toute personne qui n’est pas enregistrée de l'accès aux droits constitutionnels fondamentaux. Le sans-abri sans enregistrement n’a pas le droit de travailler, de recevoir des allocations de vieillesse ou d’invalidité, ne peut recevoir d’aide médicale gratuite ou avoir recours à la justice.

Faute à l’absence de prise en charge sociale et médicale, la durée moyenne de vie dans la rue des personnes sans-abri Saint-Pétersbourg est estimée à 3 ou 4 ans.


«Пункт обогрева», открытый в октябре на Боровой 112 Б, переполнен. Не смотря на то, что сильных морозов еще не было, в теплую палатку приходит ночевать более 60 человек. "

Sources Maxime Egorov "Notchlejka"

10.12.2007

Des enfants russes, originaires du Caucase, polonais, en visite à Paris

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Une répétition


Projet mis en place par l'association "Turbulences" en collaboration avec le centre Kovtcheg de Moscou, une école de Beslan, et le centre polonais Specjalny Osrodek avec le soutien de l'ACER-RUSSIE.


(L’association Kovtcheg, créée en 1991 aide à la scolarisation des enfants atteints de troubles mentaux légers qui sont refoulés du système scolaire. La directrice, Alexandra Lenartovitch organise la vie scolaire, l’aide médicale, les consultations socio psychologiques. Kovtcheg fait tout son possible pour préparer les enfants et les adolescents à leur vie future et professionnelle. Elle essaie de promouvoir et de développer les capacités artistiques, théâtrales ou musicales des enfants.)

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Européen Jeunesse en Action, associe des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’autisme ou de troubles apparentés, des personnes en situation de handicap physique ou social venus de différents pays.

La genèse de ce programme s’inspire d’une rencontre lors du premier festival international de « l’Autre Théâtre » à Moscou mis en place par l'association moscovite Kroug, partenaire de l'ACER-RUSSIE. Au cours de ce séjour en octobre 2001, alors que Turbulences présentais le spectacle « Melting Potes », la troupe des Turbulents a fait la connaissance des jeunes du centre de Kovcheg. Un lien fort s’est tissé entre eux, qui s’est poursuivi par de nombreux voyages à travers la province russe ou sur les bords de la Baltique…

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Sous le chapiteau des "Turbulents"

La visite des enfants s'est achevée sur un spectacle mêlant la danse, le théatre, la musique qui s'est déroulé le samedi 8 décembre sous le chapiteau de l'association Turbulences à Paris.

"Imprégnés d’une dynamique nouvelle, avec la volonté farouche de faire évoluer le regard sur le handicap, naît alors l’idée de poursuivre cette aventure à Paris. Ainsi du 1er au 9 décembre, nous accueillerons 42 personnes, jeunes et accompagnateurs originaires de Pologne (centre Specjalny Osrodek), de Russie (centre Kovcheg à Moscou) et du Caucase (école de Beslan).

Autour d’ateliers créatifs variés (vidéo, marionnettes, cirque, chant, théâtre et musique), nous échangerons et partagerons nos pratiques artistiques. En point d’orgue de cette rencontre inédite, les Chapiteaux Turbulents ! présenteront le samedi 8 décembre une étape de création collective librement inspirée de la biographie de Tchekhov : « C’est un Monsieur, ç’est ça ?! ».
A travers HandyArt, la médiation artistique prend tout son sens. Support de travail pour des personnes en difficulté, elle permet aussi d’enrichir et de renouveler les pratiques des professionnels de ceux qui les accompagnent.

HandyArt nous a valu d’être lauréat du trophée 2007 « Changeons le regard » de la Mairie de Paris.

Nos partenaires sur cette action : le programme EUROPEEN JEUNESSE EN ACTION, l’INJEP, la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile-de-France, ACER Russie.

Contact : Les Chapiteaux Turbulents !
222 rue de Courcelles
75017 Paris
Tél : 01 42 27 47 31 "

05.12.2007

Conférence sur l'accompagnement pluridisciplinaire des personnes toxicomanes et malades du sida à Saint Pétersbourg

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Place du Palais d'hiver à Saint Pétersbourg.

Début décembre à Saint Pétersbourg, une conférence sur l'accompagnement pluridisciplinaire des personnes toxicomanes et malades du sida est organisée par l'association Le Retour dirigée par Dimitri Ostrovski. Trois médecins français ont exposé comment le développement de l'épidémie avait modifié leurs pratiques auprès des patients toxicomanes.
Cette conférence est organisée par l'ACER-RUSSIE conjointement avec l 'association Le Retour et le Secours Catholique. Elle a reçu le soutien du ministère des Affaires étrangères, par l'intermédiaire de l'Ambassade de France à Moscou et du Consulat de France à Saint Pétersbourg.
(Voir ici, le site du Consulat de France)
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Graffitis dans un passage près du Nevski Prospekt, avenue principale de Saint Pétersbourg



Le sida en Russie

- Irrésistible progression du Sida en Russie (Meditsinskaya Gazeta du 24/08/07. Extraits)

….
Chaque jour, quelque 110 Russes sont infectés par le virus du Sida. Selon les statistiques du ministère de la Santé et du Développement social de Russie (Ministère de la santé et du développement social), on recense officiellement à l'heure actuelle en Russie 362.000 séropositifs, et selon les pronostics des spécialistes, ce chiffre devrait atteindre 400.000 individus d'ici la fin de l'année. Ces données ont été citées lors d'une conférence de presse par Dmitri Goliaïev, directeur du projet du fonds "Santé publique russe", qui estime par ailleurs que les chiffres officiels sont inférieurs de 2,5 fois à la réalité et que le nombre de personnes infectées par le virus du Sida pourrait atteindre le million à la fin de l'année en cours.

Le plus grave, c'est que 40% des nouveaux cas concernent la population hétérosexuelle, à la différence du passé, où les homosexuels et les usagers de drogues constituaient la grande majorité des porteurs du virus. Quand le nombre de personnes infectées dépasse 10% de la population, on peut parler d'"épidémie généralisée" menaçant la sécurité du pays. Pour la Russie, ce chiffre s'élève à 1,4 million d'individus, a souligné l'expert.

Dmitri Goliaïev a attiré l'attention sur le fait que le projet national "Santé" prévoyait non seulement des crédits pour l'achat de médicaments et de tests, mais aussi des campagnes d'information dans le cadre de la prévention du VIH/Sida. Durant l'année en cours, quelque 30.000 personnes infectées, dont une partie se trouvant dans les lieux de détention, devraient avoir accès aux médicaments. Chaque année, environ 20 millions de personnes subissent des tests de dépistage. "Plus le traitement est précoce, plus grandes sont les chances de mener une vie normale", a noté le spécialiste


Sources : Service des Affaires Sociales de l'Ambassade de France en Russie

04.10.2007

Sveta et Larissa de l'association russe UPSALA en visite à Paris

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Soirée de départ au siège de l'ACER-RUSSIE à Paris

Sveta et Larissa de l'association d'aide aux enfants des rues UPSALA de Saint-Pétersbourg ont passé une semaine à Paris à l'invitation de l'ACER-RUSSIE. Elles ont pu rencontrer de très nombreuses structures et associations engagées dans le travail avec les enfants et adolescents en difficulté. Un fructueux échange d'expérience, une confrontation des approches serviront de base à des collaborations futures.
Pour leur première visite en France, Sveta et Larissa ont découvert le chapiteau de l'association "Turbulences", les lieux d'accueil des Orphelins d'Auteuil ou de l'association Coeur des haltes ainsi que de nombreuses autres initiatives locales ou internationales.

Selon des estimations russes près de 10 à 16 000 enfants de moins 13 ans vivent d'expédients dans la rue à Saint-Pétersbourg.
La plupart de ces enfants respirent de la colle, 90% boivent de l'alcool et 20% utilisent des drogues dures.

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Une répétition

Créée en 2000, l'association UPSALA tente de faire reconnaitre les droits de ces enfants à une vie décente. Elle tente de les réintégrer dans la société, de renouer les liens avec leurs familles en les initiant à l'art du cirque.

26.06.2007

Le père Georges Tchistiakov est décédé le 22 juin à Moscou

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Le père Georges Tchistiakov à l'église de l'hôpital pédiatrique n°1 de Moscou en 1994.

L'ACER-RUSSIE avait rencontré le père Georges au moment de la péréstroika. Il visitait les enfants gravements malades de l'hôpital pédiatrique de Moscou (près de 1 000 lits). Avec Lina Saltykova, suivant en cela les conseils du père Alexandre Men, le père Georges participa à la création de l'association "Miloserdie Detiam" qui poursuit , aujourd'hui encore, son travail à l'hôpital. Tous ont en mémoire l'étonnante énergie de ses sermons, de ses conférences, sa joie de vivre et son humour.

Le père Georges Tchistiakov, prêtre du diocèse de Moscou, disciple du père Alexandre Men, est décédé le 22 juin des suites d’un cancer à l’âge de 54 ans.
Georges Petrovitch Tchistiakov est né le 4 août 1953 à Moscou. En 1975 il achève l’Université nationale de Moscou avec la spécialité « histoire ancienne et philologie classique » Il était également docteur ès lettres, professeur, membre correspondant de l’Académie russe des sciences naturelles.
Depuis 1975, il enseignait le grec et le latin à l’Université linguistique nationale de Moscou, travaillait dans la rédaction du « Messager de l’histoire ancienne ». De 1985 à 1997 il donna à l’Institut de physique et de technologie de Moscou un cycle de conférences sur la Bible, l’histoire du christianisme et l’histoire de la pensée théologique et fut en charge de la chair d’histoire de la culture. Il a également enseigné à l’Université nationale de Moscou, à l’Université nationale des sciences humaines et a été invité pour des cycles de conférences à l’Université de Strasbourg, au centre Saint-Geroges (Paris), au Ministère de l’éducation d’Irlande du Nord.

En 1992 il fut ordonné au diaconat et en 1993 à la prêtrise. Dès lors il célébrait constamment dans l’église des Saints Côme et Damien à Choubino. Il était en outre recteur de l’église de la Protection de la Vierge auprès de la Clinique pédiatrique de Russie, où il célébrait régulièrement les samedis pour les enfants malades, les parents, les visiteurs et le personnel de l'hôpital.

medium_Tchist_006.jpgLe père Georges a publié de nombreux ouvrages de philologie, de réflexions et de théologie, notamment sur l’Ancien et le Nouveau Testaments ainsi que de traductions d’auteurs anciens.
Chercheur érudit, doué d’une mémoire exceptionnelle, le père Georges avait choisi de mettre ses dons au service de Dieu. Ceux qui ont assisté à ses offices n’oublieront jamais la ferveur avec laquelle il célébrait la liturgie et ses prédications pleines de verve et de force. Le père Georges avait acquis une large audience par ses interventions à la radio et par ses ouvrages. Sachant partager les peines des autres, il exerça pleinement ce don à la Clinique pédiatrique de Russie, célébrant pour des enfants atteints de graves maladies, les visitant et prenant soin d’eux en dépit de ses propres infirmités.
Sources : www.Orthodoxie.com, Blagovest info

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18.06.2007

"Pokrovskaia Obchtchina"- Secours aux personnes âgées abandonées de tous.

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Les personnes handicapées et sans abri de Saint-Pétersbourg sont accueillies, soignées et réconfortées par l'assocaition Pokrovskaia Obchtchina malgré leur détresse et leur dénuement total. Les malades abandonnés de tous dans les hôpitaux sont visités et aidés. Les personnes âgées démunies de tout peuvent être recueillies dans un foyer à la campagne.
Grâce au soutien de l'ACER-RUSSIE, entre mars 2006 et avril 2007, 518 personnes âgées et 316 personnes sans abri de Saint Pétersbourg dont certaines atteintes du Sida ont été secourues par les bénévoles de Pokrovskai Obchtchina, commuanuté de soeurs de Saint-Pétersbourg. Beaucoup de bénévoles et de professionnels ont apporté leur concours ; des médecins, des psychologues, des travailleurs sociaux, des prêtres etc.
Il est impossible d'aider toutes les personnes en détresse de la ville. Les soeurs apportent en priorité leur aide aux personnes âgées isolées et démunies de l'hôpital Mariiski, et des points d'accueil de l'assocaition.

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Beaucoup des personnes aidées n'ont plus de papiers, et se trouvent dans un état de déchéance physique extrême. Il faut rétablir les papiers, effectuer toutes les analyses médicales, faire retrouver à ces personnes un début de vie sociale. Beaucoup de monde vient pour une visite médicale, des médicaments. Le foyer ne peut les accueillir tous, et beaucoup de personnes en détresse attendent désespérément une place.
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Galina Klichova, responsable de "Pokrovskaia Obchtchina" nous parle de ses pensionnaires :
"La plupart d'entre eux sont handicapés, sans domicile fixe. Parmi eux il y des anciens prisonniers, des invalides des guerres en Tchétchénie ou des points chauds des républiques du Caucase ou d'ailleurs, des victimes de violences ou d'escroqueries, d'anciens pensionnaires des maisons d'enfants qui n'ont jamais pu retrouver une vie sociale, des réfugiés des républiques de l'ex-URSS. Au moment de notre rencontre avec eux, ils sont en général au bout du rouleau, malades et désespérés. Ils souffent d'alcoolisme, de troubles psychiques, de maladies vénériennes, de tuberculose, de divers cancers, de fracture des membres ou d'amputations, de Sida, etc. Une grand epartie de l'aide apportée par l'ACER-RUSSIE est consacrée à l'achat de médicaments ".

Nous avons besoin de votre aide. Demandez notre bulletin d'information au 01 42 50 53 46 courrier@acer-russie.org

02.05.2007

Les enfants malades de l'hôpital pédiatrique de Moscou ont besoin de votre aide

Les enfants gravement malades passent des mois et parfois des années dans notre hôpital avec leurs parents. Durant tout ce temps, les parents restés au chevet de leur enfant, ne peuvent plus travailler. Les parents arrivent de loin, ils viennent de petites villes ou de villages, là où leurs enfants ne peuvent recevoir de soins. Les sommes reçues par les parents sont calculées sur les très faibles salaires de province, ils ne peuvent absolument pas suffire pour survivre dans une capitale comme Moscou. Beaucoup de parents ne reçoivent aucun remboursement.medium_bagaev_alan.jpg

Les frais des parents qui accompagnent leurs enfants sont très importants, ils doivent acheter de nombreux médicaments, des couches, des produits d'hygiène. Ils doivent payer les analyses et examens pratiqués en dehors de l'hôpital. Il faut nourrir l'enfant, lui acheter des vêtements, des chaussures. Les soins durent longtemps et l'enfant grandit et ne peut plus porter les vêtements dans lesquels il est arrivé.
Lina Saltykova, reponsable de l'association Miloserdie Detiam

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Islam
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Nastia

Pour venir en aide aux enfants hospitalisés envoyez vos dons à ACER-RUSSIE, 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris. Mail : courrier@acer-russie.org

Sources : Miloserdie Detiam, Lina Saltykova, Moscou

Тяжелобольные дети — пациенты РДКБ — вместе с родителями проводят в больнице месяцы и даже годы. Все это время родители, ухаживая за ребенком, лишены возможности работать. Большинство семей приезжают к нам издалека, обычно из небольших городов и сел, где детям не могут оказать адекватной медицинской помощи. Больничный лист по уходу за ребенком оплачивают далеко не всем, а если и оплачивают, то размер этой оплаты, исчисленный исходя из заработка в далеком провинциальном городке, для Москвы совершенно ничтожен.
Между тем, затраты родителей огромны: им необходимо самостоятельно покупать многие лекарства, расходные материалы, гигиенические средства, оплачивать анализы и исследования, проводимые вне РДКБ. Ребенка нужно кормить, ему нужна одежда и обувь, потому что за время лечения он вырастает из тех вещей, в которых приехал.

30.04.2007

Les sans-abri photographiés

Si vous séjournez à Saint-Pétersbourg, passez par Nevskiï prospekt 81 (métro Maïakovskaïa) où sont exposées des photos de sans-abri. Grâce à Notchlejka, l'association qui les hébergent, cette petite exposition a été réalisée pour informer les Pétersbourgeois de la situation difficile des sans-abri dans leur belle ville !

medium_Numériser0001.2.jpgStanislav, 29 ans, stage dans la rue : 4 mois, domicile : gare de Vitebsk

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Sergueï, 49 ans, stage dans la rue : 1 an, domicile : une cave du quartier de la Nevski

La salle d'exposition est prêtée par le journal Tchas-Pik, l'entrée est gratuite, une petite boîte à droite de l'entrée attend les dons des visiteurs. Bonne visite !

Pour un aperçu de l'exposition

22.04.2007

La population carcérale russe augmente depuis 2004.

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Au 1er mars 2007, il y avait en Russie 883 500 personnes emprisonnées, dont 705 600 personnes détenues dans 765 camps.
165 200 personnes sont détenues dans 216 centres de détention provisoire, 7 prisons, et 160 établissements regroupant prison et centre de détention provisoire.
12 500 détenus mineurs sont détenus dans 62 camps pour mineurs.61 500 femmes sont détenues, il y a 11 maison d'enfants auprès des camps pour femmes dans lesquels vivent 747 enfants.



Краткая характеристика уголовно-исполнительной системы Российской Федерации
По состоянию на 1 марта 2007 г. в учреждениях УИС содержалось 883,5 тыс. человек, в том числе в 765 исправительных колониях - 705,6 тыс., 216 следственных изоляторах, 7 тюрьмах и 160 помещениях, функционирующих в режиме следственных изоляторов и тюрем - 165,2 тыс. человек, в 62 воспитательных колониях для несовершеннолетних - 12,5 тыс. человек. В учреждениях содержится 61,5 тыс. сужденных женщин, при женских колониях имеется 11 домов ребенка, в которых проживает 747 детей.

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Statistiques du chiffre de la population carcérale en Russie. Dernière colonne à droite - situation à avril 2007.

Sources Valeri Abramkine "Sodeïstvie" Moscou

Depuis le début des années 90, l'ACER-RUSSIE apporte son soutien à l'association moscovite "Sodeïstvie" qui travaille à améliorer les conditions de détention en Russie. De nombreux programmes d'aide humanitaire ont été conjointement mis en place pour venir en aide aux mineurs détenus, aux jeunes filles sortant de prison. L'ACER-RUSSIE a participé à l'élaboration d'une exposition sur la situation carcérale russe qui a été présentée dans de nombreuses villes en Russie.

Contact : tél 01 42 50 53 46
Email : courrier@acer-russie.org

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