22.04.2008

Disparition de Zoia Krakhmalnikova

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Zoia Krakhmalnikova en relégation dans l'Altaï.

Zoia Krakhmalnikova est décédée le 18 avril à Moscou à l'âge de 80 ans.
Toute l'équipe de l'ACER-Russie présente ses condoléances à sa fille Zoia Svetova et à toute sa famille.

Zoia Krakhmalnikova, écrivain et défenseur des droits de l'homme, fut une des figures majeures du mouvement dissident russe dans les années 70 et 80.

Elle est arrêtée en 1982 pour avoir rédigé l'almanach clandestin "Nadejda" ( dix numéros parus jusqu'à son arrestation). Elle passe une année emprisonnée dans la prison du KGB puis elle est envoyée 5 ans en relégation. Zoia a toujours refusé de déposer une demande de grâce aux autorités soviétiques.

Dans les années 70 elle publie de nombreux articles sur la renaissance religieuse en URSS, elle écrit des livres qui circulent en samizdat ( "auto édition" multipliée à la ronéo, photocopiée ou recopiée à la main)

Zoia est libérée en 1987 lorsque Mikhail Gorbatchev entrouvre la porte des camps pour les dissidents et défenseurs des droits de l'homme.
Elle continue de publier après sa libération dénonçant les dérives antisémites ou nationalistes dans certains cercles de l'église russe.

L'ACER-RUSSIE a mené de nombreuses campagnes de presse de 1982 à 1987 pour obtenir sa libération et des conditions de détention décentes. Sa fille Zoia Svetova, journaliste indépendante, a consacré de nombreux articles à la défense des droits de l'homme en Russie aujourd'hui. Plusieurs de ses articles ont été publiés dans le Bulletin de l'ACER-RUSSIE
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Zoia Krakhmalnikova en relégation dans l'Altaï en Sibérie occidentale. ( ici avec ses neveux ).

 ( Sources hro.ru)



Texte de Zoia Svetova publié après l'assassinat d'Anna Politkovskaia :

"Quand la société se tait, on tue les journalistes.

De la défense de l’emphase

Le dernier livre d’Anne Poitkovskaia, publié en français à Paris il y a deux semaines, a pour titre « Journal d’une femme en colère ». Si un jour ce livre était publié en Russie, il serait plus juste de lui donner pour titre« Journal d’une femme concernée». Ania était avant tout une personne concernée. Concernée par toutes les formes d’injustice, attentive à toutes les infractions aux droits de l’homme, et avant tout aux droits des « plus petits ».
Il est courant de dire que Politkovskaia écrivait sur la Tchétchénie et sur les tchétchènes. Ce n’est pas tout à fait exact.
Jusqu'à l'épuisement de son temps et de ses forces, sans relâche, d’article en article, elle écrivait sur ceux dont plus personne ne parlait.
Elle écrivait, ouvrait ses colonnes, aux prières et demandes des « plus petits », qui s'adressaient à elle quand toutes les portes étaient fermées, qu’il n’y avait plus d’issue.
Et encore : Ania Politkovskaia parlait de nous, de la société russe.
De cette société qui se taisait quand les civils fuyant Grozny en 1999 étaient écrasés sous les bombes, qui se taisait quand ces mêmes réfugiésétaient chassés des camps de toile en Ingouchie. Elle écrivait, pendant que nous nous taisions, sur les tortures et enlèvement en Tchétchénie, nous nous taisions et elle écrivait sur les victimes de la prise d’otages du Nord-Ost, abandonnées par l’Etat russe. Elle fut la première à rompre notre silence sur les escadrons de la mort actifs en Tchétchénie.
Nous nous taisions, la liste de nos silences et de notre indifférence est infinie.

Ses collègues journalistes lui reprochaient parfois son emphase. Je crains qu’elle ait eu peu d’appui dans notre confrérie de journalistes. C’est peut être pour cette raison que les média russes n’ont se mettre d’accord sur un deuil symbolique. Même les publicités n’ont pas été interrompues pour quelques heures.
Heureusement Politkovskaia avait son journal, « Novaia gazeta » et l’appui de son rédacteur en chef.
Contrairement à nous Ania avait compris une chose importante ; il arrive un moment où le journaliste doit simplement changer de métier et devenir un acteur politique et un défenseur des droits de l’homme. Il arrive un moment où il ne faut plus avoir peur de l’emphase. Elle ne la craignait pas.

Quand la société se tait, on tue les journalistes.

P.S : Je ne crois plus aux miracles depuis bien longtemps. Pourtant j’ai été surprise de rencontrer,au rassemblement à la mémoire d'Ania, Place Pouchkine, beaucoup de personnes qui ne sont pas des habitués des manifestations organisées par les défenseurs des droits de l'homme. J’ai même rencontré ces journalistes, qui ont peur de l’emphase comme le diable a peur de l’encens, fréquentant plutôt les clubs à la mode et les soirées privées.
J’ai rencontré des jeunes gens et jeunes filles qui ressemblaient à mes enfants et aux enfants d’Ania Politkovkaia
Beaucoup d’entre eux venaient manifester sur cette place pour la première fois.

Zoia Svetova
Journaliste indépendante

09.04.2008

Jeunes filles en prison - Le difficile retour vers la liberté

Les membres de l'association Sodeïstvie de Moscou viennent chercher les jeunes filles libérées à leur sortie de prison, les entourent d'attention, d'amour et de soins pour leurs premiers pas en liberté, leur offrent une épaule solide sur laquelle s'appuyer.
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"En Russie, 63 camps pour mineurs accueillent 10 300 adolescents. Trois d'entre eux accueillent des filles. Un nombre au moins identique d'adolescents est détenu dans des centres de détention provisoire.
Les détenues sont au nombre de 1 300 environ. Selon les chiffres des services d'exécution des peines, 40% des adolescentes sont détenues pour vol, 14% pour vol avec violence, 13% pour agression et 5% pour meurtre. Plus de 70% des détenues n'ont pas dépassé le niveau du collège."

Ils sont 10300, âgés parfois de juste quatorze ans, à peupler les camps pour mineurs en Russie. Rares sont les enfants de familles heureuses qui se retrouvent en prison. Si cela arrivait, leurs parents feraient tout leur possible pour les en sortir . Les camps et prisons pour mineurs sont en Russie remplis d’enfants venus de nulle part et allant on ne sait où.

Ces enfants ne sont généralement pas attendus chez eux, à la maison. Quant à ceux des orphelinats et des foyers, personne ne s'en préoccupe. On dit ... c'était des enfants difficiles..., il n'y a rien à attendre d'eux si ce n'est des problèmes. Après avoir vécu le camp ils sont perçus comme empoisonnés par l’atmosphère de la prison, contaminés par le romantisme du monde criminel. De plus, ils deviennent un si mauvais exemple pour les plus jeunes… La vie suit son cours. Les adolescents sortent et portent sur leurs épaules le poids de la détention (la moyenne des peines est de trois à cinq ans), ils essaient de trouver leur place dans la vie avec ce fardeau.

Pour les garçons c’est plus facile – ils sont moins embarrassés par leur passé, ils ont moins honte de leur passage en prison – ils trouvent un emploi dans un garage, une usine, un atelier, là où le patron ne s’inquiète pas du passé de ses employés. Pour les filles tout est beaucoup plus difficile. Il leur est difficile de s'habituer à vivre dans un espace carcéral confiné malgré les quelques dessins accrochés aux murs des cellules. Difficile de s’habituer aux conditions de vie sévères et militarisées de la prison : tout déplacement se fait au pas et en rang, pour aller déjeuner, dîner, étudier, travailler… Oui je dis travailler, car c’est bien le travail qui distingue les conditions de détention des filles et des garçons.

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Dans les camps pour filles, les jeunes filles apprennent à coudre et ensuite elles cousent, elles cousent sans arrêt ! Le salaire est ridicule – de 150 à 800 euros (4 à 20 euros). Les filles arrivent dans le camp à un âge où elles grandissent très vite, une gamine de 14 ou 15 ans, petite et fragile se transforme au cours des années de détention. Arrive un moment où elle ne peut plus rentrer dans le chemisier ou les jeans qu’elle portait à son arrivée au camp. Cela semble anecdotique mais c’est un vrai problème ! Le jour de la libération approche, trop lentement sans doute – « Bien sûr on a envie d’une vie normale, comme tout le monde. Une famille, une maison, un travail. Ne plus subir des regards à la dérobée qui vous désignent comme criminelle, c’est très désagréable mais on n’échappe nulle part à ces regards. On a tellement envie de crier à tous qu’on est un être humain qu’on a une âme. Que cette âme n’est parfois pas pire que celle de nombreuses personnes libres » (Katia C)

 Et si l’arrestation s’est déroulée en été et la libération est intervenue en hiver ? L’argent versé à la libération ne permet pas d’acheter grand-chose, surtout pour des jeunes filles qui veulent jeter le plus vite possible la blouse réglementaire pour s’habiller avec un minimum d’élégance. C’est important et pas seulement pour sa satisfaction personnelle – « Chez nous, cela ne se fait pas pour une jeune fille d'aller en prison » (Marina Z.)

Un proverbe russe dit que l’accueil dépend de l’habit…  Il est plus facile de trouver du travail quand on est bien habillé, on se sent plus tranquille et sûre de soi. C’est déjà si troublant de faire ses premiers pas en liberté, la tête vous tourne de tant d’air et de lumière, de tant de nouveaux visages, de la foule. Les gens ont changé, tant de temps a passé.

  La jeune fille libérée a 720 roubles (20 euros) en poche mais elle a perdu l’habitude de l’argent, elle ne connaît plus le prix des choses, combien coûte quoi. En économisant et en cherchant longuement, un jean coûte 300 roubles, une paire de chaussures 500, et voilà l’argent dépensé !

Que faire si c’est l’hiver, ou même le printemps et l’automne et qu’il faille acheter une veste chaude et un pull ? Il faut aussi pouvoir manger en route. Les adolescentes sont généralement emprisonnées très loin de leur lieu d’habitation.

 Il n’y a que trois camps pour mineures en Russie. Il faut d'ordinaire une journée et une nuit entière pour y arriver, le train souvent ne suffit pas, il faut finir le voyage en autobus mais cette dépense n’est pas prévue par l’administration pénitentiaire.

Avec l’association Sodeistvie nous connaissons depuis de longues années les filles du camp de Novooskol, elles nous ont parlé de leur vie et de leurs problèmes. Nous faisons le tour des amis et relations pour rassembler des vestes pour l’hiver, des pulls. Nous achetons ce qui manque.

Chaque mois 15 adolescentes sortent de camp à la fin de leur peine, 3 ou 4 autres profitent de libérations anticipées. Nous aimerions tant les aider toutes ! De leurs premiers pas en liberté dépend leur avenir, elles ont bien assez payé pour leurs fautes, ne les punissons pas encore et encore…

Grâce au soutien sans faille de tous les donateurs de l’ACER-RUSSIE nous pouvons leur acheter du linge, des chaussures, tout ce qui peut leur manquer pour commencer une nouvelle vie.

Un immense merci à tous ceux qui aident Une nouvelle année commence et de nouveau nous sommes à la recherche de moyens pour les achats de première nécessité. Nous voulons être en mesure d’aider toutes les jeunes filles qui sortent de camp

Nathalie Dziadko - Sodeistvie

ACER-RUSSIE Bulletin n° 129 Mars 2008 

16.01.2008

Les filles de personne (2)

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Poste de police à Moscou dans les années 90
Photo G.Pinkhassov

"Les filles de personne" (début de l'article ici)
Zoia Svetova (journaliste indépendante Moscou).




L’instruction, le procès.


« - Un avocat t’a défendue ?
-Comme ça…, elle a dit deux trois mots… » (Oksanna F.)

Selon la loi tous les interrogatoires de mineurs doivent se dérouler en présence des parents ou des tuteurs. Toutes les procédures doivent obligatoirement se dérouler en présence d’un avocat.
Selon le témoignage des jeunes filles , elles se retrouvent souvent seules face aux enquêteurs et à la police. Leur droit à la défense est bafoué, elles ne peuvent contester car elles ne connaissent pas leurs droits.
Ces filles n’ont personne pour les défendre, souvent les parents apprennent que leur fille est derrière les barreaux avec beaucoup de retard.

Vika D., âgée de 14 ans raconte son arrestation :
-« La police est arrivée, ils m’ont mis les menottes. Ils m’ont frappée, puis ont réclamé que je signe des aveux. J’ai dis que je n’écrirai pas, alors ils m’ont frappé avec une bouteille en plastique. Sur le corps je n’avais aucun bleu mais à l’intérieur c’est comme si j’étais passée dans un hachoir à viande. Pendant cet interrogatoire mes parents n’étaient pas là, il n’y avait pas d’avocat non plus. Ensuite il y eut d’autres interrogatoires, parfois avec maman, parfois avec un avocat, on ne me frappait plus pendant ces interrogatoires »
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Camp de Novooskol.


Les parents de Tania G n’ont pas voulu venir au procès, bien que leur présence aurait pu éviter
la prison à leur fille.
-« Mon avocate me le disait tout le temps, elle venait souvent me voir en prison pour transmettre des lettres. Elle avait dit à mes parents que s’ils viennent au procès et se portent garant de moi je serai libérée. Mais ils ne sont pas venu ».

Après l’enquête, c’est le centre de détention provisoire. Les mineures se retrouvent enfermées avec des criminelles adultes. Elle sont nourries avec une soupe « à la surface de laquelle flottent des asticots » selon le témoignage d’une détenue. Arrive enfin le jour du procès. Là, en général, la détenue qui était déjà sous le coup d’une condamnation avec sursis pour un délit antérieur, est condamnée à la prison.

Il n’existe pas de justice des
mineurs en Russie. Il n’y a pas de juges pour mineurs. Les juges ne cherchent pas à comprendre la psychologie des mineures. Ils ne font pas de différence avec les adultes. Certaines adolescentes se souvenant de leur procès remarquent qu’elles « ne comprenaient pas ce qui se passe et ne réalisaient la durée de la peine que durant la route vers le camp »
Il arrive que des juges envoient des mineurs en prison pour deux ans pour un vol dont la valeur ne dépasse pas 500 roubles. (moins de 15 euros)

Voilà qu’après une enfance malheureuse, l’arrestation, le procès et la détention provisoire, le camp pour mineurs n’est pas forcément le pire souvenir de leur vie.

28.12.2007

Affluence dans le point d'accueil chauffé de l'association Notchlejka à Saint-Pétersbourg

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Chaque nuit plus de 60 personnes sans abri se réfugient dans la tente chauffée de l'association Notchlejka

Le point d’accueil provisoire chauffé a été créé pour protéger et sauver la vie à des personnes sans-abri pendant la période hivernale quand le risque de mourir de froid est maximal.

Chaque nuit, à partir de 21 heures, toute personne peut demander de l’aide, être hébergée, recevoir un repas chaud et une consultation avec un travailleur social. A partir de 8 heures, chaque sans abri reçoit un petit déjeuner chaud et peut profiter d'une consultation médicale.


Le point d’accueil chauffé est assuré dans une tente d’hiver de l’armée d’environ 60 m2 que Notchlejka a acheté grâce au soutien de l'ACER-RUSSIE. Elle est chauffée par un poêle et peut chaque nuit accueillir plus de 40 personnes. Actuellement elles dorment dans des fauteuils ou sur des tapis. Un purificateur d’air a été installé.
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Un travailleur social y passe la nuit, assure l’accueil et tente de faire le point sur chaque cas pour ensuite entreprendre des démarches et résoudre les problèmes. Si cela est nécessaire la personne sans abri peut recevoir des vêtements chauds et propres.

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Un travailleur social organise le suivi sanitaire des personnes accueillies et les dirige sur les services médicaux adaptés aux pathologies. Un dépistage de la tuberculose est assuré et transmis au dispensaire de turberculose n°8 de la ville qui fait les analyses et assure le suivi médical. A la fin du service de nuit, la tente est nettoyée et désinfectée.
Le matin, le sans-abri peut s’adresser à la consultation de jour de l’association Notchlejka qui se trouve dans les locaux de l’association à une dizaine de mètres de la tente.


Il est prévu que le point d’accueil fonctionne de novembre à avril. La place manque et une seconde tente fait cruellement défaut.
Adressez vous dons à l'ACER-RUSSIE, avec l'indication "Tentes de l'espoir"
Merci à tous

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Situation à Saint-Pétersbourg

Chaque année, d’octobre à avril à Saint-Pétersbourg en raison de la combinaison de plusieurs facteurs climatiques défavorables (froid, humidité, vent, averses), des dizaines de personnes succombent au froid ou aux maladies qu’il engendre, des dizaines de personnes deviennent handicapées après être amputées suite à des gelures.

L'année dernière le froid ne s'est installé à Saint-Pétersbourg à partir du mois de janvier, les chiffres donnés par le Samu furent consternants. Dès le 7 février, 64 personnes ont été victimes de gelures, 1225 de pathologies dues au froid et 4 sont décédées. Selon les dires des sans-abri, on peut estimer que le nombre de victimes se comptera par dizaines. En janvier, les travailleurs sociaux de l’autobus de Notchlejka ont chaque jour conduit à l’hôpital des SDF souffrant d’engelures. L’infirmière du centre d’accueil de jour de Notchlejka fait chaque jour une quinzaine de pansements pour des engelures.

Malheureusement, le système de protection sociale en vigueur à Saint-Pétersbourg n’assure pas sa mission de protéger les personnes contre le froid.

Dès août 2006, l’association Notchlejka a attiré l’attention du gouverneur de Saint-Pétersbourg, de l’évêché et de l’assemblée constituante pour leur proposer de créer un point d’accueil chauffé pendant les mois d’hiver. En janvier 2007, aucune mesure concrète n’avait été prise. Face à une situation d’urgence, Notchlejka a pris la décision d’organiser elle-même un lieu d’accueil chauffé temporaire.
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La situation générale des sans-abri à Saint-Pétersbourg est loin d’être idéale. Selon les statistiques, environ 8000 personnes vivent quotidiennement dans la rue. Pour les accueillir, seulement 200 places sont prévues dans des centres d’accueil municipaux, auxquels s’ajoute une centaine de places proposées par des associations et des organisations religieuses. La majorité des sans-abri vivent dans des caves ou des greniers Beaucoup d’entre eux n’ont pas la possibilité de se désaltérer et encore moins d’avoir des repas chauds. Se laver gratuitement dans les bains public ou avoir accès à un service d’hygiène minimum est impossible.

Le problème de réinsertion des personnes sans domicile est directement lié au caractère discriminatoire de la législation russe qui prive toute personne qui n’est pas enregistrée de l'accès aux droits constitutionnels fondamentaux. Le sans-abri sans enregistrement n’a pas le droit de travailler, de recevoir des allocations de vieillesse ou d’invalidité, ne peut recevoir d’aide médicale gratuite ou avoir recours à la justice.

Faute à l’absence de prise en charge sociale et médicale, la durée moyenne de vie dans la rue des personnes sans-abri Saint-Pétersbourg est estimée à 3 ou 4 ans.


«Пункт обогрева», открытый в октябре на Боровой 112 Б, переполнен. Не смотря на то, что сильных морозов еще не было, в теплую палатку приходит ночевать более 60 человек. "

Sources Maxime Egorov "Notchlejka"

10.12.2007

Des enfants russes, originaires du Caucase, polonais, en visite à Paris

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Une répétition


Projet mis en place par l'association "Turbulences" en collaboration avec le centre Kovtcheg de Moscou, une école de Beslan, et le centre polonais Specjalny Osrodek avec le soutien de l'ACER-RUSSIE.


(L’association Kovtcheg, créée en 1991 aide à la scolarisation des enfants atteints de troubles mentaux légers qui sont refoulés du système scolaire. La directrice, Alexandra Lenartovitch organise la vie scolaire, l’aide médicale, les consultations socio psychologiques. Kovtcheg fait tout son possible pour préparer les enfants et les adolescents à leur vie future et professionnelle. Elle essaie de promouvoir et de développer les capacités artistiques, théâtrales ou musicales des enfants.)

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Européen Jeunesse en Action, associe des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’autisme ou de troubles apparentés, des personnes en situation de handicap physique ou social venus de différents pays.

La genèse de ce programme s’inspire d’une rencontre lors du premier festival international de « l’Autre Théâtre » à Moscou mis en place par l'association moscovite Kroug, partenaire de l'ACER-RUSSIE. Au cours de ce séjour en octobre 2001, alors que Turbulences présentais le spectacle « Melting Potes », la troupe des Turbulents a fait la connaissance des jeunes du centre de Kovcheg. Un lien fort s’est tissé entre eux, qui s’est poursuivi par de nombreux voyages à travers la province russe ou sur les bords de la Baltique…

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Sous le chapiteau des "Turbulents"

La visite des enfants s'est achevée sur un spectacle mêlant la danse, le théatre, la musique qui s'est déroulé le samedi 8 décembre sous le chapiteau de l'association Turbulences à Paris.

"Imprégnés d’une dynamique nouvelle, avec la volonté farouche de faire évoluer le regard sur le handicap, naît alors l’idée de poursuivre cette aventure à Paris. Ainsi du 1er au 9 décembre, nous accueillerons 42 personnes, jeunes et accompagnateurs originaires de Pologne (centre Specjalny Osrodek), de Russie (centre Kovcheg à Moscou) et du Caucase (école de Beslan).

Autour d’ateliers créatifs variés (vidéo, marionnettes, cirque, chant, théâtre et musique), nous échangerons et partagerons nos pratiques artistiques. En point d’orgue de cette rencontre inédite, les Chapiteaux Turbulents ! présenteront le samedi 8 décembre une étape de création collective librement inspirée de la biographie de Tchekhov : « C’est un Monsieur, ç’est ça ?! ».
A travers HandyArt, la médiation artistique prend tout son sens. Support de travail pour des personnes en difficulté, elle permet aussi d’enrichir et de renouveler les pratiques des professionnels de ceux qui les accompagnent.

HandyArt nous a valu d’être lauréat du trophée 2007 « Changeons le regard » de la Mairie de Paris.

Nos partenaires sur cette action : le programme EUROPEEN JEUNESSE EN ACTION, l’INJEP, la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile-de-France, ACER Russie.

Contact : Les Chapiteaux Turbulents !
222 rue de Courcelles
75017 Paris
Tél : 01 42 27 47 31 "

04.12.2007

Un Marché de Noël très fréquenté!

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Plusieurs centaines de personnes ont rendu visite au premier Marché de Noël organisé par l'ACER-RUSSIE dans ses locaux au 91, rue Olivier de Serres à Paris.
Dès 11h de nombreux visiteurs ont parcouru les différents stands, chargés de matriochkas, de foulards russes, de cuillères en bois, de plateaux peints etc. Des spécialités de Noël russes étaient proposées à la vente ou pouvaient être dégustées sur place.
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Une exposition de photos consacrée aux enfants des rues illustrait un des aspects du travail de l'ACER-RUSSIE. Ces enfants sont pris en charge par des associations qui tentent de les sortir de la rue, de leur proposer un avenir, de renouer les liens avec leur famille s'ils en ont une.

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Un stand proposait les nombreuses cartes de voeux éditées par l'ACER-RUSSIE et vendues en soutien à son action. Cette années des cartes de correspondance illustrées de dessins des enfants malades de l'hôpital pédiatrique de Moscou étaient proposées ainsi qu'un abécédaire en cyrillique original réalisé spécialement pour l'ACER-RUSSIE.

Merci encore à tous les bénévoles qui ont assuré le succès de cette journée!

08.11.2007

Pour la première fois - Un marché de Noël !

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L'ACER-RUSSIE vous invite à un MARCHE DE NOEL, le 1er décembre 2007 de 11heures à 17 heures au siège de l'association

91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris.
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Pour vos cadeaux de fin d'année vous découvrirez des foulards russes, des objets en bois, des cartes de voeux, un abécédaire, des matriochkas, les livres d'art et des objets anciens.
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Vous dégusterez des spécialités culinaires russes.


Une exposition de photos vous fera découvrir les initiatives en faveur des enfants des rues de Russie.

ACER-RUSSIE 91, rue Olivier de Serres, 75015 Paris
Métro : Porte de Versailles/Convention
Tél. 01 42 50 53 46
E-mail : courrier@acer-russie.org


N'oubliez pas de visiter notre site internet :
www.acer-russie.org !

27.10.2007

Commandez dès maintenant les cartes de voeux de l'ACER-RUSSIE!

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Commandez dès maintenant les cartes de voeux, l'abécédaire illustré ou les cartes de correspondance de l'ACER-RUSSIE !
Chaque série de carte ou abécédaire acheté contribue à faire reculer la misère en Russie.

Retrouvez toutes les séries de cartes ainsi que le bon de commande sur le site de l'ACER-RUSSIE.

25.10.2007

Parution du bulletin d'octobre de l'ACER-RUSSIE

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Le numéro 127 du bulletin de l'ACER-RUSSIE est paru ! Demandez un exemplaire gratuit au courrier@acer-russie.org

Le bulletin de l'ACER-RUSSIE compte désormais huit pages par souci d'économies du fait de la hausse importante des frais d'envoi. Ce changement ne nuira en rien à la richesse de son contenu.
Au sommaire de ce numéro :
Un appel de l'association Notchlejka d'aide aux personnes sans abri de Saint Pétersbourg.
Un dossier sur les initiatives agricoles de plusieurs associations ou fraternités russes.
L'association "Le Retour" de Saint-Pétersbourg dirigée par Dimitri Ostrovski vient au secours des jeunes toxicomanes dans son centre agricole "Le Moulin du ruisseau" situé à la campagne. L'association Sretenie d'Ardatov dirigée par le père Michel Rezine vient en aide aux adolescents emprisonnés dans la colonie pénitentiaire, ainsi qu'aux enfants en difficulté de la ville. Son exploitation agricole et son élevage procurent une partie importante des besoins en nourriture du groupe.

Pokrovskaïa obchtchina accueille à la campagne des personnes âgées, handicapées et sans logement. Dans un village du golfe de Finlande, ces personnes en fin de vie trouvent réconfort, soin et attention.

23.10.2007

Concert russe à Paris organisé par l'association Maxime and Co.

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Le samedi 27 octobre 2007, à 15h30

Maxime and Co (Paris) et Planète des Festivals (Saint Pétersbourg)
Vous invitent à découvrir un spectacle au cours duquel se produiront
de jeunes talents de Russie

La réservation est fortement recommandée au
06 69 16 30 12
ou par e-mail: resa@talents-russes.com
Adresse:
Théâtre Adyar - 4, square Rapp 75007 Paris
(donne sur le boulevard Rapp, à deux pas du Champs de Mars)
Métro: Alma Marceau (ligne 9), Pont de l'Alma (RER C), Ecole Militaire (ligne 8)

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