18.06.2007
"Pokrovskaia Obchtchina"- Secours aux personnes âgées abandonées de tous.
Les personnes handicapées et sans abri de Saint-Pétersbourg sont accueillies, soignées et réconfortées par l'assocaition Pokrovskaia Obchtchina malgré leur détresse et leur dénuement total. Les malades abandonnés de tous dans les hôpitaux sont visités et aidés. Les personnes âgées démunies de tout peuvent être recueillies dans un foyer à la campagne.
Grâce au soutien de l'ACER-RUSSIE, entre mars 2006 et avril 2007, 518 personnes âgées et 316 personnes sans abri de Saint Pétersbourg dont certaines atteintes du Sida ont été secourues par les bénévoles de Pokrovskai Obchtchina, commuanuté de soeurs de Saint-Pétersbourg. Beaucoup de bénévoles et de professionnels ont apporté leur concours ; des médecins, des psychologues, des travailleurs sociaux, des prêtres etc.
Il est impossible d'aider toutes les personnes en détresse de la ville. Les soeurs apportent en priorité leur aide aux personnes âgées isolées et démunies de l'hôpital Mariiski, et des points d'accueil de l'assocaition.
Beaucoup des personnes aidées n'ont plus de papiers, et se trouvent dans un état de déchéance physique extrême. Il faut rétablir les papiers, effectuer toutes les analyses médicales, faire retrouver à ces personnes un début de vie sociale. Beaucoup de monde vient pour une visite médicale, des médicaments. Le foyer ne peut les accueillir tous, et beaucoup de personnes en détresse attendent désespérément une place.
Galina Klichova, responsable de "Pokrovskaia Obchtchina" nous parle de ses pensionnaires :
"La plupart d'entre eux sont handicapés, sans domicile fixe. Parmi eux il y des anciens prisonniers, des invalides des guerres en Tchétchénie ou des points chauds des républiques du Caucase ou d'ailleurs, des victimes de violences ou d'escroqueries, d'anciens pensionnaires des maisons d'enfants qui n'ont jamais pu retrouver une vie sociale, des réfugiés des républiques de l'ex-URSS. Au moment de notre rencontre avec eux, ils sont en général au bout du rouleau, malades et désespérés. Ils souffent d'alcoolisme, de troubles psychiques, de maladies vénériennes, de tuberculose, de divers cancers, de fracture des membres ou d'amputations, de Sida, etc. Une grand epartie de l'aide apportée par l'ACER-RUSSIE est consacrée à l'achat de médicaments ".
Nous avons besoin de votre aide. Demandez notre bulletin d'information au 01 42 50 53 46 courrier@acer-russie.org
08:15 Publié dans Associations russes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Galina Klichova, Saint-Pétersbourg, Russie
09.03.2007
Appel au secours de Maxime Egorov!
La tente de l'association Notchlejka n'est pas assez grande pour accueillir tous les sans-abris en danger à Saint-Pétersbourg!
Dans la nuit du 25 février la tente a accueilli 52 personnes! 90% des personnes sans-abri passaient la nuit dans des caves ou dans la gare centrale et la gare de Frounzé avant de découvrir notre refuge de nuit.
Actuellement 10 personnes sont suivies dans notre point médical pour gelures, 2 personnes ont été placées en dispensaire pour tuberculose.
Le point d'accueil de nuit fonctionnera jusqu'au 1 avril, le temps des grands froids, les moyens manquent, le 8 mars nous n'aurons plus d'argent!
Maxime Egorov
L'ACER-RUSSIE se joint à Maxime Egorov de l'association Notchlejka pour rassembler les dons destinés aux personnes sans domicile en danger à Saint-Pétersbourg.
Merci à tous pour votrer aide!
Пункт обогрева переполнен!!!
В ночь на 25 февраля в палатке ночевало 52 человека.
90% бездомных, до Пункта обогрева ночевали в подьездах, подвалах и на вокзалах Фрунзенского и Центрального райнов.
Сейчас по поводу обморожения в медицинском пункте постоянно наблюдаются 10 человек
2 человека отправлены в диспансер с открытой формой туберкулеза
Пункт будет работать до окончания холодов. Предположительно до 1 апреля.
Собранных средств пока что хватает на работу пункта только до 8 марта!!!
Sources Maxime Egorov, Notchlejka Saint-Pétersbourg
17:55 Publié dans Associations russes , Personnes sans abri | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maxime Egorov, Notchlejka, Saint-Pétersbourg, Russie, Association
20.11.2006
Journée internationale des droits de l'enfant
KITEJ GRAD symbole d'espoir
Alexandra, jeune bénévole de l'association Saint-Ioassaff nous raconte les six premiers mois de son année avec les enfants malades de l'hôpital pédiatrique n°3 de Saint-Pétersbourg.
Bonjour,
Je vous écris pour la troisième fois, à vous qui avez répondu avec bonté et le cœur ouvert à la douleur et aux souffrances des enfants vivant en Russie.
L’année écoulée m’a apporté son lot d’évènements mémorables. J’ai suivi des cours pour entrer à l’université, puis cet été j’ai passé les examens. J’ai échoué mais je ne suis pas effondrée, mes meilleurs souvenirs de cette année passée sont liés au travail à l’hôpital pour enfants.
La ville de Saint-Pétersbourg est devenue ma ville, j'y suis venue de Volgograd pour me soigner .
Le service de tuberculose où j’ai été soignée et où je suis maintenant bénévole ne désemplit pas. La plupart des enfants tuberculeux viennent des orphelinats ou de familles pauvres malgré quelques exceptions.
Dans le service de toxicologie aussi il y a quelques enfants de familles riches, certains sont même allés à l’étranger, ceux là se droguent à l’héroïne. L’immense majorité des enfants vient pourtant de la rue, ils habitent les caves et sous les porches des immeubles. Ils boivent et respirent toutes sortes de saletés. Ils n’ont pas d’argent pour l’héroïne, alors ils se piquent avec des seringues sales, des décoctions de médicaments vendus sans ordonnance. Ils deviennent séropositifs. Je regarde avec une immense pitié ces enfants privés d’enfance.
Quand je visite les enfants abandonnés hospitalisés ici, je me heurte à une première réaction de totale indifférence de leur part.
Il faut leur parler, les entraîner dans le jeu et les chanson pour que leur regard s’allume d’une flamme d’intérêt. Après ils me demandent de revenir, et viennent d’eux-mêmes dans notre club.
Ah oui, j’ai oublié de vous raconter, nous avons ouvert cette année, grâce à votre aide, un club pour ces enfants on l’a appelé : « La ville de Kitej »
Il existe une ancienne légende russe sur cette ville de Kitej, qui se dressait sur les rives du lac Svetloiar. Quand les envahisseurs tatraro-mongols s’en approchèrent, elle s’enfonça dans le lac avec tous ses habitants. Les envahisseurs ne purent la prendre, ils pouvaient juste entendre le son des cloches sonnant au fond de l’eau. La légende dit qu’il reste un chemin qui mène à la ville engloutie et que seul les âmes pures peuvent le trouver.
Les enfants abandonnés sont comme des voyageurs qui cherchent un refuge lumineux, leur ville de Kitej. Nous voulons que notre club soit pour eux comme cette ville.
J’ai participé comme bénévole à l’aménagement du club. Jamais je n’aurai pensé quand j’étais alitée et malade dans cet hôpital, qu’un jour je ferai de la peinture et que je gâcherai du plâtre!
Malgré les travaux au club, nous avons continué à visiter les autres services. Je me souviens de la visite du père Constantin chez les enfants tuberculeux. Les enfants ont entouré le prêtre, ils l’écoutaient avec attention. Le père Constantin essayait de choisir des mots simples, accessibles aux plus petits. Après la communion, certains enfants discutaient ou racontaient leurs histoires d’enfants au prêtre.
La petite fille Lioubotchka reçu elle aussi la communion. Elle était arrivée à l’hôpital âgée seulement de deux mois. Elle était née prématurée, sa mère était toxicomane et souffrait de tuberculose. Sa mère l’a abandonné à la maternité, et Lioubotchka s’est retrouvée dans notre hôpital avec une forme grave de tuberculose de l’oreille. Elle était à l’agonie, les infirmières l’ont veillée jour et nuit et elle fut sauvée.
Cet été on m’a demandé d’aller me promener dans la rue avec elle. C’était ses premiers pas, elle ne connaissait de la vie que son lit et sa chambre d’hôpital. Parmi les réserves d’aide humanitaire, on a trouvé des petites sandales à sa taille. La promenade était pour elle un véritable voyage. Elle n’était pas habituée à sourire et regardait le monde s’ouvrant à ses yeux avec un regard sévère et évaluateur.
Nous essayons aussi de sortir les enfants des murs de leurs services. Le week-end nous sortons en ville, les enfant sont déjà vu le delphinarium et l’aquarium géant, il sont visité une exposition de chevaux et de figures en sable. Nous avons vogué sur la Néva, nous sommes allés au musée, au cirque, au théâtre.
Merci à vous, merci de votre aide désinteressée et si utile à nos enfants.
Alexandra, bénévole à l’association Saint Ioassaff à l’hôpital pédiatrique n°3 de Saint-Pétersbourg.
Vous pouvez retrouver les différentes initiatives de l'ACER-RUSSIE dans son bulletin trimestriel.
Demandez un exemplaire gratuit au 01 42 50 53 46 ou à courrier@acer-russie.org
17:35 Publié dans Enfants en difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint-ioassaff, Saint-Pétersbourg, enfants des rues, acer-russie






