26.06.2008
Brocante, buffet russe, un après-midi au soleil!
Le 21 juin s'est déroulée la traditionnelle vente de charité de l'ACER-RUSSIE. Comme les années précédentes ce fut un très grand succès. Dès 13h les différentes tables furent prises d'assaut ; bijoux, brocante, objets anciens, livres, tissus etc... Des petites tables étaient installées à l'ombre dans le jardin et les nombreux visteurs pouvaient tranquillement goûter aux spécialités russes du buffet.
Un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué au succès de cette journée. Merci à tous ceux qui nous fait don d'objets anciens, de tableaux, de bijoux, de linge de maison en nous les envoyant par la poste ou en nous les portant à notre siège au 91 rue Olivier de Serres à Paris dans le 15 ème arrondissement.
Vous pouvez vous aussi, tout au long de l'année, nous faire don d'objets anciens pour cette vente, contactez nous par téléphone au 01 42 50 53 46 ou par mail à l'adresse suivante : courrier@acer-russie.org.
Merci de votre aide!
22:55 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association, Russie, culture, europe
22.04.2008
Disparition de Zoia Krakhmalnikova
Zoia Krakhmalnikova est décédée le 18 avril à Moscou à l'âge de 80 ans.
Toute l'équipe de l'ACER-Russie présente ses condoléances à sa fille Zoia Svetova et à toute sa famille.
Zoia Krakhmalnikova, écrivain et défenseur des droits de l'homme, fut une des figures majeures du mouvement dissident russe dans les années 70 et 80.
Elle est arrêtée en 1982 pour avoir rédigé l'almanach clandestin "Nadejda" ( dix numéros parus jusqu'à son arrestation). Elle passe une année emprisonnée dans la prison du KGB puis elle est envoyée 5 ans en relégation. Zoia a toujours refusé de déposer une demande de grâce aux autorités soviétiques.
Dans les années 70 elle publie de nombreux articles sur la renaissance religieuse en URSS, elle écrit des livres qui circulent en samizdat ( "auto édition" multipliée à la ronéo, photocopiée ou recopiée à la main)
Zoia est libérée en 1987 lorsque Mikhail Gorbatchev entrouvre la porte des camps pour les dissidents et défenseurs des droits de l'homme.
Elle continue de publier après sa libération dénonçant les dérives antisémites ou nationalistes dans certains cercles de l'église russe.
L'ACER-RUSSIE a mené de nombreuses campagnes de presse de 1982 à 1987 pour obtenir sa libération et des conditions de détention décentes. Sa fille Zoia Svetova, journaliste indépendante, a consacré de nombreux articles à la défense des droits de l'homme en Russie aujourd'hui. Plusieurs de ses articles ont été publiés dans le Bulletin de l'ACER-RUSSIE
Zoia Krakhmalnikova en relégation dans l'Altaï en Sibérie occidentale. ( ici avec ses neveux ).
( Sources hro.ru)
Texte de Zoia Svetova publié après l'assassinat d'Anna Politkovskaia :
"Quand la société se tait, on tue les journalistes.
De la défense de l’emphase
Le dernier livre d’Anne Poitkovskaia, publié en français à Paris il y a deux semaines, a pour titre « Journal d’une femme en colère ». Si un jour ce livre était publié en Russie, il serait plus juste de lui donner pour titre« Journal d’une femme concernée». Ania était avant tout une personne concernée. Concernée par toutes les formes d’injustice, attentive à toutes les infractions aux droits de l’homme, et avant tout aux droits des « plus petits ».
Il est courant de dire que Politkovskaia écrivait sur la Tchétchénie et sur les tchétchènes. Ce n’est pas tout à fait exact.
Jusqu'à l'épuisement de son temps et de ses forces, sans relâche, d’article en article, elle écrivait sur ceux dont plus personne ne parlait.
Elle écrivait, ouvrait ses colonnes, aux prières et demandes des « plus petits », qui s'adressaient à elle quand toutes les portes étaient fermées, qu’il n’y avait plus d’issue.
Et encore : Ania Politkovskaia parlait de nous, de la société russe.
De cette société qui se taisait quand les civils fuyant Grozny en 1999 étaient écrasés sous les bombes, qui se taisait quand ces mêmes réfugiésétaient chassés des camps de toile en Ingouchie. Elle écrivait, pendant que nous nous taisions, sur les tortures et enlèvement en Tchétchénie, nous nous taisions et elle écrivait sur les victimes de la prise d’otages du Nord-Ost, abandonnées par l’Etat russe. Elle fut la première à rompre notre silence sur les escadrons de la mort actifs en Tchétchénie.
Nous nous taisions, la liste de nos silences et de notre indifférence est infinie.
Ses collègues journalistes lui reprochaient parfois son emphase. Je crains qu’elle ait eu peu d’appui dans notre confrérie de journalistes. C’est peut être pour cette raison que les média russes n’ont se mettre d’accord sur un deuil symbolique. Même les publicités n’ont pas été interrompues pour quelques heures.
Heureusement Politkovskaia avait son journal, « Novaia gazeta » et l’appui de son rédacteur en chef.
Contrairement à nous Ania avait compris une chose importante ; il arrive un moment où le journaliste doit simplement changer de métier et devenir un acteur politique et un défenseur des droits de l’homme. Il arrive un moment où il ne faut plus avoir peur de l’emphase. Elle ne la craignait pas.
Quand la société se tait, on tue les journalistes.
P.S : Je ne crois plus aux miracles depuis bien longtemps. Pourtant j’ai été surprise de rencontrer,au rassemblement à la mémoire d'Ania, Place Pouchkine, beaucoup de personnes qui ne sont pas des habitués des manifestations organisées par les défenseurs des droits de l'homme. J’ai même rencontré ces journalistes, qui ont peur de l’emphase comme le diable a peur de l’encens, fréquentant plutôt les clubs à la mode et les soirées privées.
J’ai rencontré des jeunes gens et jeunes filles qui ressemblaient à mes enfants et aux enfants d’Ania Politkovkaia
Beaucoup d’entre eux venaient manifester sur cette place pour la première fois.
Zoia Svetova
Journaliste indépendante
22:35 Publié dans Mouvement dissident | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Culture, Krakhmalnikova, ACER-RUSSIE, association
10.12.2007
Des enfants russes, originaires du Caucase, polonais, en visite à Paris
Projet mis en place par l'association "Turbulences" en collaboration avec le centre Kovtcheg de Moscou, une école de Beslan, et le centre polonais Specjalny Osrodek avec le soutien de l'ACER-RUSSIE.
(L’association Kovtcheg, créée en 1991 aide à la scolarisation des enfants atteints de troubles mentaux légers qui sont refoulés du système scolaire. La directrice, Alexandra Lenartovitch organise la vie scolaire, l’aide médicale, les consultations socio psychologiques. Kovtcheg fait tout son possible pour préparer les enfants et les adolescents à leur vie future et professionnelle. Elle essaie de promouvoir et de développer les capacités artistiques, théâtrales ou musicales des enfants.)
Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Européen Jeunesse en Action, associe des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’autisme ou de troubles apparentés, des personnes en situation de handicap physique ou social venus de différents pays.
La genèse de ce programme s’inspire d’une rencontre lors du premier festival international de « l’Autre Théâtre » à Moscou mis en place par l'association moscovite Kroug, partenaire de l'ACER-RUSSIE. Au cours de ce séjour en octobre 2001, alors que Turbulences présentais le spectacle « Melting Potes », la troupe des Turbulents a fait la connaissance des jeunes du centre de Kovcheg. Un lien fort s’est tissé entre eux, qui s’est poursuivi par de nombreux voyages à travers la province russe ou sur les bords de la Baltique…
Sous le chapiteau des "Turbulents"
La visite des enfants s'est achevée sur un spectacle mêlant la danse, le théatre, la musique qui s'est déroulé le samedi 8 décembre sous le chapiteau de l'association Turbulences à Paris.
"Imprégnés d’une dynamique nouvelle, avec la volonté farouche de faire évoluer le regard sur le handicap, naît alors l’idée de poursuivre cette aventure à Paris. Ainsi du 1er au 9 décembre, nous accueillerons 42 personnes, jeunes et accompagnateurs originaires de Pologne (centre Specjalny Osrodek), de Russie (centre Kovcheg à Moscou) et du Caucase (école de Beslan).
Autour d’ateliers créatifs variés (vidéo, marionnettes, cirque, chant, théâtre et musique), nous échangerons et partagerons nos pratiques artistiques. En point d’orgue de cette rencontre inédite, les Chapiteaux Turbulents ! présenteront le samedi 8 décembre une étape de création collective librement inspirée de la biographie de Tchekhov : « C’est un Monsieur, ç’est ça ?! ».
A travers HandyArt, la médiation artistique prend tout son sens. Support de travail pour des personnes en difficulté, elle permet aussi d’enrichir et de renouveler les pratiques des professionnels de ceux qui les accompagnent.
HandyArt nous a valu d’être lauréat du trophée 2007 « Changeons le regard » de la Mairie de Paris.
Nos partenaires sur cette action : le programme EUROPEEN JEUNESSE EN ACTION, l’INJEP, la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile-de-France, ACER Russie.
Contact : Les Chapiteaux Turbulents !
222 rue de Courcelles
75017 Paris
Tél : 01 42 27 47 31 "
20:35 Publié dans Associations russes, Enfants en difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ACER-RUSSIE, Russie, Association, culture






