26.05.2009
Vente de charité ACER-RUSSIE 20 juin 2009
10:41 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vente de charité, acer-russie, russie, association
10.07.2008
Série d'agressions néo-nazies à Moscou
Série d’agressions néo-nazies à Moscou.
En juin 2008 l’enquête sur une série d’attaques d’un groupe de skinheads néo-nazis a été bouclée à Moscou.
Comme le cite l’agence Sova, 12 personnes ont été arrêtées dont une en mars et deux en avril.
Six personnes ont été interpellées à la suite de l’assassinat d’une personne originaire de Yakoutie, Serge Nikolaev. Elles ont avoué trois autres agressions au couteau le jour même du meurtre de Nikolaev.
C’est au total 17 agressions que le groupe a avoué avoir commis dans le quartier Sud-Ouest de Moscou.
Le groupe s’est constitué « il y a près d’un an », mais les faits principaux se sont déroulés entre août et octobre 2007. Tous les week-ends les jeunes partaient commettre leurs méfaits. Ils étaient armés de couteaux, de stylets et d’armes de fabrication artisanale. Les jeunes se filmaient sur des téléphones portables avant les attaques et portaient des masques sur le visage. Au moment des attaques ils se camouflaient le visage dans des foulards.
Les enquêteurs ont saisi deux enregistrements vidéo montrant le meurtre de Serge Nikolaev et l’agression contre un concierge de 37 ans originaire d’Ousbekistan.
La vidéo montre le groupe de néo-nazis encerclant leur victime. A la question « Tu es russe ? » le concierge répond par la négative et tente de s’enfuir. Il est rattrapé et poignardé quatre fois.
Serge Nikolaiev lui a reçu 10 coups de couteau, les agresseurs ont tenté de mettre le feu au corps après leur crime.
Source hro.org
17:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, société
26.06.2008
Brocante, buffet russe, un après-midi au soleil!
Le 21 juin s'est déroulée la traditionnelle vente de charité de l'ACER-RUSSIE. Comme les années précédentes ce fut un très grand succès. Dès 13h les différentes tables furent prises d'assaut ; bijoux, brocante, objets anciens, livres, tissus etc... Des petites tables étaient installées à l'ombre dans le jardin et les nombreux visteurs pouvaient tranquillement goûter aux spécialités russes du buffet.
Un grand merci à tous les bénévoles qui ont contribué au succès de cette journée. Merci à tous ceux qui nous fait don d'objets anciens, de tableaux, de bijoux, de linge de maison en nous les envoyant par la poste ou en nous les portant à notre siège au 91 rue Olivier de Serres à Paris dans le 15 ème arrondissement.
Vous pouvez vous aussi, tout au long de l'année, nous faire don d'objets anciens pour cette vente, contactez nous par téléphone au 01 42 50 53 46 ou par mail à l'adresse suivante : courrier@acer-russie.org.
Merci de votre aide!
22:55 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : association, Russie, culture, europe
05.06.2008
Vente de charité brocante de l'ACER-RUSSIE
Samedi 21 juin 2008 de 13 h à 18 h Vente de charité de l'ACER-RUSSIE. Vente de charité Brocante Buffet russe. Pour contribuer au succès de cette journée, vous pouvez nous aider à remplir nos stands en nous apportant ou nous envoyant toutes sortes d'objets : bijoux, beaux livres, bibelots, tableaux, objets anciens etc.... ACER-RUSSIE 91, rue Olivier de Serres 75015 Paris Tél : 01 42 50 53 46 E-mail : courrier@acer-russie.org
La vente de charité de l’ACER-RUSSIE est devenue un rendez-vous incontournable de la fin du mois de juin pour de nombreux donateurs de la région parisienne. C’est l’occasion de rencontrer l’équipe de l’association, de découvrir les locaux nichés dans une petite cour fleurie du quinzième arrondissement de Paris.
Les voisins de la rue Olivier de Serres y croisent les paroissiens de l’Eglise de la Présentation de la Vierge au Temple située au rez-de-chaussée de la maison. Des habitués viennent de très loin pour y découvrir l’objet rare ou simplement retrouver des amis, attablés devant des « pirojki » et une tasse de thé. Les tables dressées dans la cour croulent sous les objets, un exceptionnel cadeau «Damart » que personne n’a eu la tentation de déballer peut côtoyer un vase de Sèvres, une collection de pièces de monnaies anciennes ou une aquarelle russe du début du siècle. Il faut laisser passer l’excitation des premières minutes pour découvrir tranquillement des livres d’art, du linge de maison, des objets anciens, des bijoux. Personne n’est jamais reparti bredouille, sans avoir découvert pour quelques euros parfois, l’objet momentanément indispensable ! Il faut avoir la patience de fouiller une caisse, d’ouvrir une boîte, de feuilleter un livre pour faire des découvertes. « Dans la vie il ne faut jamais oublier de soulever une pierre ! » comme le dit le proverbe. Les bénéfices recueillis permettent de soutenir des projets en Russie. Chaque objet que vous apportez devient une aide concrète et indispensable pour des enfants dans la détresse en Russie. C’est le moment de nous apporter ou nous envoyer les objets anciens, les dentelles, les bijoux qui ont toujours fait le succès de cette journée. N’hésitez pas à nous téléphoner au 01 42 50 53 46 ou à nous envoyer un courrier électronique : Courrier@acer-russie.org
MERCI DE VOTRE SOUTIEN !
22:25 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ACER-RUSSIE, association, Russie, actualité
22.04.2008
Disparition de Zoia Krakhmalnikova
Zoia Krakhmalnikova est décédée le 18 avril à Moscou à l'âge de 80 ans.
Toute l'équipe de l'ACER-Russie présente ses condoléances à sa fille Zoia Svetova et à toute sa famille.
Zoia Krakhmalnikova, écrivain et défenseur des droits de l'homme, fut une des figures majeures du mouvement dissident russe dans les années 70 et 80.
Elle est arrêtée en 1982 pour avoir rédigé l'almanach clandestin "Nadejda" ( dix numéros parus jusqu'à son arrestation). Elle passe une année emprisonnée dans la prison du KGB puis elle est envoyée 5 ans en relégation. Zoia a toujours refusé de déposer une demande de grâce aux autorités soviétiques.
Dans les années 70 elle publie de nombreux articles sur la renaissance religieuse en URSS, elle écrit des livres qui circulent en samizdat ( "auto édition" multipliée à la ronéo, photocopiée ou recopiée à la main)
Zoia est libérée en 1987 lorsque Mikhail Gorbatchev entrouvre la porte des camps pour les dissidents et défenseurs des droits de l'homme.
Elle continue de publier après sa libération dénonçant les dérives antisémites ou nationalistes dans certains cercles de l'église russe.
L'ACER-RUSSIE a mené de nombreuses campagnes de presse de 1982 à 1987 pour obtenir sa libération et des conditions de détention décentes. Sa fille Zoia Svetova, journaliste indépendante, a consacré de nombreux articles à la défense des droits de l'homme en Russie aujourd'hui. Plusieurs de ses articles ont été publiés dans le Bulletin de l'ACER-RUSSIE
Zoia Krakhmalnikova en relégation dans l'Altaï en Sibérie occidentale. ( ici avec ses neveux ).
( Sources hro.ru)
Texte de Zoia Svetova publié après l'assassinat d'Anna Politkovskaia :
"Quand la société se tait, on tue les journalistes.
De la défense de l’emphase
Le dernier livre d’Anne Poitkovskaia, publié en français à Paris il y a deux semaines, a pour titre « Journal d’une femme en colère ». Si un jour ce livre était publié en Russie, il serait plus juste de lui donner pour titre« Journal d’une femme concernée». Ania était avant tout une personne concernée. Concernée par toutes les formes d’injustice, attentive à toutes les infractions aux droits de l’homme, et avant tout aux droits des « plus petits ».
Il est courant de dire que Politkovskaia écrivait sur la Tchétchénie et sur les tchétchènes. Ce n’est pas tout à fait exact.
Jusqu'à l'épuisement de son temps et de ses forces, sans relâche, d’article en article, elle écrivait sur ceux dont plus personne ne parlait.
Elle écrivait, ouvrait ses colonnes, aux prières et demandes des « plus petits », qui s'adressaient à elle quand toutes les portes étaient fermées, qu’il n’y avait plus d’issue.
Et encore : Ania Politkovskaia parlait de nous, de la société russe.
De cette société qui se taisait quand les civils fuyant Grozny en 1999 étaient écrasés sous les bombes, qui se taisait quand ces mêmes réfugiésétaient chassés des camps de toile en Ingouchie. Elle écrivait, pendant que nous nous taisions, sur les tortures et enlèvement en Tchétchénie, nous nous taisions et elle écrivait sur les victimes de la prise d’otages du Nord-Ost, abandonnées par l’Etat russe. Elle fut la première à rompre notre silence sur les escadrons de la mort actifs en Tchétchénie.
Nous nous taisions, la liste de nos silences et de notre indifférence est infinie.
Ses collègues journalistes lui reprochaient parfois son emphase. Je crains qu’elle ait eu peu d’appui dans notre confrérie de journalistes. C’est peut être pour cette raison que les média russes n’ont se mettre d’accord sur un deuil symbolique. Même les publicités n’ont pas été interrompues pour quelques heures.
Heureusement Politkovskaia avait son journal, « Novaia gazeta » et l’appui de son rédacteur en chef.
Contrairement à nous Ania avait compris une chose importante ; il arrive un moment où le journaliste doit simplement changer de métier et devenir un acteur politique et un défenseur des droits de l’homme. Il arrive un moment où il ne faut plus avoir peur de l’emphase. Elle ne la craignait pas.
Quand la société se tait, on tue les journalistes.
P.S : Je ne crois plus aux miracles depuis bien longtemps. Pourtant j’ai été surprise de rencontrer,au rassemblement à la mémoire d'Ania, Place Pouchkine, beaucoup de personnes qui ne sont pas des habitués des manifestations organisées par les défenseurs des droits de l'homme. J’ai même rencontré ces journalistes, qui ont peur de l’emphase comme le diable a peur de l’encens, fréquentant plutôt les clubs à la mode et les soirées privées.
J’ai rencontré des jeunes gens et jeunes filles qui ressemblaient à mes enfants et aux enfants d’Ania Politkovkaia
Beaucoup d’entre eux venaient manifester sur cette place pour la première fois.
Zoia Svetova
Journaliste indépendante
22:35 Publié dans Mouvement dissident | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Culture, Krakhmalnikova, ACER-RUSSIE, association
09.04.2008
Jeunes filles en prison - Le difficile retour vers la liberté
Ils sont 10300, âgés parfois de juste quatorze ans, à peupler les camps pour mineurs en Russie. Rares sont les enfants de familles heureuses qui se retrouvent en prison. Si cela arrivait, leurs parents feraient tout leur possible pour les en sortir . Les camps et prisons pour mineurs sont en Russie remplis d’enfants venus de nulle part et allant on ne sait où.
Ces enfants ne sont généralement pas attendus chez eux, à la maison. Quant à ceux des orphelinats et des foyers, personne ne s'en préoccupe. On dit ... c'était des enfants difficiles..., il n'y a rien à attendre d'eux si ce n'est des problèmes. Après avoir vécu le camp ils sont perçus comme empoisonnés par l’atmosphère de la prison, contaminés par le romantisme du monde criminel. De plus, ils deviennent un si mauvais exemple pour les plus jeunes… La vie suit son cours. Les adolescents sortent et portent sur leurs épaules le poids de la détention (la moyenne des peines est de trois à cinq ans), ils essaient de trouver leur place dans la vie avec ce fardeau.
Pour les garçons c’est plus facile – ils sont moins embarrassés par leur passé, ils ont moins honte de leur passage en prison – ils trouvent un emploi dans un garage, une usine, un atelier, là où le patron ne s’inquiète pas du passé de ses employés. Pour les filles tout est beaucoup plus difficile. Il leur est difficile de s'habituer à vivre dans un espace carcéral confiné malgré les quelques dessins accrochés aux murs des cellules. Difficile de s’habituer aux conditions de vie sévères et militarisées de la prison : tout déplacement se fait au pas et en rang, pour aller déjeuner, dîner, étudier, travailler… Oui je dis travailler, car c’est bien le travail qui distingue les conditions de détention des filles et des garçons.
Dans les camps pour filles, les jeunes filles apprennent à coudre et ensuite elles cousent, elles cousent sans arrêt ! Le salaire est ridicule – de 150 à 800 euros (4 à 20 euros). Les filles arrivent dans le camp à un âge où elles grandissent très vite, une gamine de 14 ou 15 ans, petite et fragile se transforme au cours des années de détention. Arrive un moment où elle ne peut plus rentrer dans le chemisier ou les jeans qu’elle portait à son arrivée au camp. Cela semble anecdotique mais c’est un vrai problème ! Le jour de la libération approche, trop lentement sans doute – « Bien sûr on a envie d’une vie normale, comme tout le monde. Une famille, une maison, un travail. Ne plus subir des regards à la dérobée qui vous désignent comme criminelle, c’est très désagréable mais on n’échappe nulle part à ces regards. On a tellement envie de crier à tous qu’on est un être humain qu’on a une âme. Que cette âme n’est parfois pas pire que celle de nombreuses personnes libres » (Katia C)
Et si l’arrestation s’est déroulée en été et la libération est intervenue en hiver ? L’argent versé à la libération ne permet pas d’acheter grand-chose, surtout pour des jeunes filles qui veulent jeter le plus vite possible la blouse réglementaire pour s’habiller avec un minimum d’élégance. C’est important et pas seulement pour sa satisfaction personnelle – « Chez nous, cela ne se fait pas pour une jeune fille d'aller en prison » (Marina Z.)
Un proverbe russe dit que l’accueil dépend de l’habit… Il est plus facile de trouver du travail quand on est bien habillé, on se sent plus tranquille et sûre de soi. C’est déjà si troublant de faire ses premiers pas en liberté, la tête vous tourne de tant d’air et de lumière, de tant de nouveaux visages, de la foule. Les gens ont changé, tant de temps a passé.
La jeune fille libérée a 720 roubles (20 euros) en poche mais elle a perdu l’habitude de l’argent, elle ne connaît plus le prix des choses, combien coûte quoi. En économisant et en cherchant longuement, un jean coûte 300 roubles, une paire de chaussures 500, et voilà l’argent dépensé !
Que faire si c’est l’hiver, ou même le printemps et l’automne et qu’il faille acheter une veste chaude et un pull ? Il faut aussi pouvoir manger en route. Les adolescentes sont généralement emprisonnées très loin de leur lieu d’habitation.
Il n’y a que trois camps pour mineures en Russie. Il faut d'ordinaire une journée et une nuit entière pour y arriver, le train souvent ne suffit pas, il faut finir le voyage en autobus mais cette dépense n’est pas prévue par l’administration pénitentiaire.
Avec l’association Sodeistvie nous connaissons depuis de longues années les filles du camp de Novooskol, elles nous ont parlé de leur vie et de leurs problèmes. Nous faisons le tour des amis et relations pour rassembler des vestes pour l’hiver, des pulls. Nous achetons ce qui manque.
Chaque mois 15 adolescentes sortent de camp à la fin de leur peine, 3 ou 4 autres profitent de libérations anticipées. Nous aimerions tant les aider toutes ! De leurs premiers pas en liberté dépend leur avenir, elles ont bien assez payé pour leurs fautes, ne les punissons pas encore et encore…
Grâce au soutien sans faille de tous les donateurs de l’ACER-RUSSIE nous pouvons leur acheter du linge, des chaussures, tout ce qui peut leur manquer pour commencer une nouvelle vie.
Nathalie Dziadko - Sodeistvie
18:00 Publié dans La prison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Prison, goulag, sodeïstvie, Russie, association
16.01.2008
Les filles de personne (2)
Photo G.Pinkhassov
"Les filles de personne" (début de l'article ici)
Zoia Svetova (journaliste indépendante Moscou).
L’instruction, le procès.
« - Un avocat t’a défendue ?
-Comme ça…, elle a dit deux trois mots… » (Oksanna F.)
Selon la loi tous les interrogatoires de mineurs doivent se dérouler en présence des parents ou des tuteurs. Toutes les procédures doivent obligatoirement se dérouler en présence d’un avocat.
Selon le témoignage des jeunes filles , elles se retrouvent souvent seules face aux enquêteurs et à la police. Leur droit à la défense est bafoué, elles ne peuvent contester car elles ne connaissent pas leurs droits.
Ces filles n’ont personne pour les défendre, souvent les parents apprennent que leur fille est derrière les barreaux avec beaucoup de retard.
Vika D., âgée de 14 ans raconte son arrestation :
-« La police est arrivée, ils m’ont mis les menottes. Ils m’ont frappée, puis ont réclamé que je signe des aveux. J’ai dis que je n’écrirai pas, alors ils m’ont frappé avec une bouteille en plastique. Sur le corps je n’avais aucun bleu mais à l’intérieur c’est comme si j’étais passée dans un hachoir à viande. Pendant cet interrogatoire mes parents n’étaient pas là, il n’y avait pas d’avocat non plus. Ensuite il y eut d’autres interrogatoires, parfois avec maman, parfois avec un avocat, on ne me frappait plus pendant ces interrogatoires » Camp de Novooskol.
Les parents de Tania G n’ont pas voulu venir au procès, bien que leur présence aurait pu éviter la prison à leur fille.
-« Mon avocate me le disait tout le temps, elle venait souvent me voir en prison pour transmettre des lettres. Elle avait dit à mes parents que s’ils viennent au procès et se portent garant de moi je serai libérée. Mais ils ne sont pas venu ».
Après l’enquête, c’est le centre de détention provisoire. Les mineures se retrouvent enfermées avec des criminelles adultes. Elle sont nourries avec une soupe « à la surface de laquelle flottent des asticots » selon le témoignage d’une détenue. Arrive enfin le jour du procès. Là, en général, la détenue qui était déjà sous le coup d’une condamnation avec sursis pour un délit antérieur, est condamnée à la prison.
Il n’existe pas de justice des mineurs en Russie. Il n’y a pas de juges pour mineurs. Les juges ne cherchent pas à comprendre la psychologie des mineures. Ils ne font pas de différence avec les adultes. Certaines adolescentes se souvenant de leur procès remarquent qu’elles « ne comprenaient pas ce qui se passe et ne réalisaient la durée de la peine que durant la route vers le camp »
Il arrive que des juges envoient des mineurs en prison pour deux ans pour un vol dont la valeur ne dépasse pas 500 roubles. (moins de 15 euros)
Voilà qu’après une enfance malheureuse, l’arrestation, le procès et la détention provisoire, le camp pour mineurs n’est pas forcément le pire souvenir de leur vie.
22:45 Publié dans Associations russes, La prison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Association, Abramkine, Prison
28.12.2007
Affluence dans le point d'accueil chauffé de l'association Notchlejka à Saint-Pétersbourg
Chaque nuit plus de 60 personnes sans abri se réfugient dans la tente chauffée de l'association Notchlejka
Le point d’accueil provisoire chauffé a été créé pour protéger et sauver la vie à des personnes sans-abri pendant la période hivernale quand le risque de mourir de froid est maximal.
Chaque nuit, à partir de 21 heures, toute personne peut demander de l’aide, être hébergée, recevoir un repas chaud et une consultation avec un travailleur social. A partir de 8 heures, chaque sans abri reçoit un petit déjeuner chaud et peut profiter d'une consultation médicale.
Le point d’accueil chauffé est assuré dans une tente d’hiver de l’armée d’environ 60 m2 que Notchlejka a acheté grâce au soutien de l'ACER-RUSSIE. Elle est chauffée par un poêle et peut chaque nuit accueillir plus de 40 personnes. Actuellement elles dorment dans des fauteuils ou sur des tapis. Un purificateur d’air a été installé.
Un travailleur social y passe la nuit, assure l’accueil et tente de faire le point sur chaque cas pour ensuite entreprendre des démarches et résoudre les problèmes. Si cela est nécessaire la personne sans abri peut recevoir des vêtements chauds et propres.
Un travailleur social organise le suivi sanitaire des personnes accueillies et les dirige sur les services médicaux adaptés aux pathologies. Un dépistage de la tuberculose est assuré et transmis au dispensaire de turberculose n°8 de la ville qui fait les analyses et assure le suivi médical. A la fin du service de nuit, la tente est nettoyée et désinfectée.
Le matin, le sans-abri peut s’adresser à la consultation de jour de l’association Notchlejka qui se trouve dans les locaux de l’association à une dizaine de mètres de la tente.
Il est prévu que le point d’accueil fonctionne de novembre à avril. La place manque et une seconde tente fait cruellement défaut.
Adressez vous dons à l'ACER-RUSSIE, avec l'indication "Tentes de l'espoir"
Merci à tous
Situation à Saint-Pétersbourg
Chaque année, d’octobre à avril à Saint-Pétersbourg en raison de la combinaison de plusieurs facteurs climatiques défavorables (froid, humidité, vent, averses), des dizaines de personnes succombent au froid ou aux maladies qu’il engendre, des dizaines de personnes deviennent handicapées après être amputées suite à des gelures.
L'année dernière le froid ne s'est installé à Saint-Pétersbourg à partir du mois de janvier, les chiffres donnés par le Samu furent consternants. Dès le 7 février, 64 personnes ont été victimes de gelures, 1225 de pathologies dues au froid et 4 sont décédées. Selon les dires des sans-abri, on peut estimer que le nombre de victimes se comptera par dizaines. En janvier, les travailleurs sociaux de l’autobus de Notchlejka ont chaque jour conduit à l’hôpital des SDF souffrant d’engelures. L’infirmière du centre d’accueil de jour de Notchlejka fait chaque jour une quinzaine de pansements pour des engelures.
Malheureusement, le système de protection sociale en vigueur à Saint-Pétersbourg n’assure pas sa mission de protéger les personnes contre le froid.
Dès août 2006, l’association Notchlejka a attiré l’attention du gouverneur de Saint-Pétersbourg, de l’évêché et de l’assemblée constituante pour leur proposer de créer un point d’accueil chauffé pendant les mois d’hiver. En janvier 2007, aucune mesure concrète n’avait été prise. Face à une situation d’urgence, Notchlejka a pris la décision d’organiser elle-même un lieu d’accueil chauffé temporaire.
La situation générale des sans-abri à Saint-Pétersbourg est loin d’être idéale. Selon les statistiques, environ 8000 personnes vivent quotidiennement dans la rue. Pour les accueillir, seulement 200 places sont prévues dans des centres d’accueil municipaux, auxquels s’ajoute une centaine de places proposées par des associations et des organisations religieuses. La majorité des sans-abri vivent dans des caves ou des greniers Beaucoup d’entre eux n’ont pas la possibilité de se désaltérer et encore moins d’avoir des repas chauds. Se laver gratuitement dans les bains public ou avoir accès à un service d’hygiène minimum est impossible.
Le problème de réinsertion des personnes sans domicile est directement lié au caractère discriminatoire de la législation russe qui prive toute personne qui n’est pas enregistrée de l'accès aux droits constitutionnels fondamentaux. Le sans-abri sans enregistrement n’a pas le droit de travailler, de recevoir des allocations de vieillesse ou d’invalidité, ne peut recevoir d’aide médicale gratuite ou avoir recours à la justice.
Faute à l’absence de prise en charge sociale et médicale, la durée moyenne de vie dans la rue des personnes sans-abri Saint-Pétersbourg est estimée à 3 ou 4 ans.
«Пункт обогрева», открытый в октябре на Боровой 112 Б, переполнен. Не смотря на то, что сильных морозов еще не было, в теплую палатку приходит ночевать более 60 человек. "
Sources Maxime Egorov "Notchlejka"
20:15 Publié dans Associations russes, Personnes sans abri | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Association, Notchlekja, sans abri
10.12.2007
Des enfants russes, originaires du Caucase, polonais, en visite à Paris
Projet mis en place par l'association "Turbulences" en collaboration avec le centre Kovtcheg de Moscou, une école de Beslan, et le centre polonais Specjalny Osrodek avec le soutien de l'ACER-RUSSIE.
(L’association Kovtcheg, créée en 1991 aide à la scolarisation des enfants atteints de troubles mentaux légers qui sont refoulés du système scolaire. La directrice, Alexandra Lenartovitch organise la vie scolaire, l’aide médicale, les consultations socio psychologiques. Kovtcheg fait tout son possible pour préparer les enfants et les adolescents à leur vie future et professionnelle. Elle essaie de promouvoir et de développer les capacités artistiques, théâtrales ou musicales des enfants.)
Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Européen Jeunesse en Action, associe des adolescents et des jeunes adultes souffrant d’autisme ou de troubles apparentés, des personnes en situation de handicap physique ou social venus de différents pays.
La genèse de ce programme s’inspire d’une rencontre lors du premier festival international de « l’Autre Théâtre » à Moscou mis en place par l'association moscovite Kroug, partenaire de l'ACER-RUSSIE. Au cours de ce séjour en octobre 2001, alors que Turbulences présentais le spectacle « Melting Potes », la troupe des Turbulents a fait la connaissance des jeunes du centre de Kovcheg. Un lien fort s’est tissé entre eux, qui s’est poursuivi par de nombreux voyages à travers la province russe ou sur les bords de la Baltique…
Sous le chapiteau des "Turbulents"
La visite des enfants s'est achevée sur un spectacle mêlant la danse, le théatre, la musique qui s'est déroulé le samedi 8 décembre sous le chapiteau de l'association Turbulences à Paris.
"Imprégnés d’une dynamique nouvelle, avec la volonté farouche de faire évoluer le regard sur le handicap, naît alors l’idée de poursuivre cette aventure à Paris. Ainsi du 1er au 9 décembre, nous accueillerons 42 personnes, jeunes et accompagnateurs originaires de Pologne (centre Specjalny Osrodek), de Russie (centre Kovcheg à Moscou) et du Caucase (école de Beslan).
Autour d’ateliers créatifs variés (vidéo, marionnettes, cirque, chant, théâtre et musique), nous échangerons et partagerons nos pratiques artistiques. En point d’orgue de cette rencontre inédite, les Chapiteaux Turbulents ! présenteront le samedi 8 décembre une étape de création collective librement inspirée de la biographie de Tchekhov : « C’est un Monsieur, ç’est ça ?! ».
A travers HandyArt, la médiation artistique prend tout son sens. Support de travail pour des personnes en difficulté, elle permet aussi d’enrichir et de renouveler les pratiques des professionnels de ceux qui les accompagnent.
HandyArt nous a valu d’être lauréat du trophée 2007 « Changeons le regard » de la Mairie de Paris.
Nos partenaires sur cette action : le programme EUROPEEN JEUNESSE EN ACTION, l’INJEP, la Mairie de Paris, le Conseil régional d’Ile-de-France, ACER Russie.
Contact : Les Chapiteaux Turbulents !
222 rue de Courcelles
75017 Paris
Tél : 01 42 27 47 31 "
20:35 Publié dans Associations russes, Enfants en difficulté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ACER-RUSSIE, Russie, Association, culture
05.12.2007
Conférence sur l'accompagnement pluridisciplinaire des personnes toxicomanes et malades du sida à Saint Pétersbourg
Début décembre à Saint Pétersbourg, une conférence sur l'accompagnement pluridisciplinaire des personnes toxicomanes et malades du sida est organisée par l'association Le Retour dirigée par Dimitri Ostrovski. Trois médecins français ont exposé comment le développement de l'épidémie avait modifié leurs pratiques auprès des patients toxicomanes.
Cette conférence est organisée par l'ACER-RUSSIE conjointement avec l 'association Le Retour et le Secours Catholique. Elle a reçu le soutien du ministère des Affaires étrangères, par l'intermédiaire de l'Ambassade de France à Moscou et du Consulat de France à Saint Pétersbourg. (Voir ici, le site du Consulat de France) Graffitis dans un passage près du Nevski Prospekt, avenue principale de Saint Pétersbourg
Le sida en Russie
- Irrésistible progression du Sida en Russie (Meditsinskaya Gazeta du 24/08/07. Extraits)
….
Chaque jour, quelque 110 Russes sont infectés par le virus du Sida. Selon les statistiques du ministère de la Santé et du Développement social de Russie (Ministère de la santé et du développement social), on recense officiellement à l'heure actuelle en Russie 362.000 séropositifs, et selon les pronostics des spécialistes, ce chiffre devrait atteindre 400.000 individus d'ici la fin de l'année. Ces données ont été citées lors d'une conférence de presse par Dmitri Goliaïev, directeur du projet du fonds "Santé publique russe", qui estime par ailleurs que les chiffres officiels sont inférieurs de 2,5 fois à la réalité et que le nombre de personnes infectées par le virus du Sida pourrait atteindre le million à la fin de l'année en cours.
Le plus grave, c'est que 40% des nouveaux cas concernent la population hétérosexuelle, à la différence du passé, où les homosexuels et les usagers de drogues constituaient la grande majorité des porteurs du virus. Quand le nombre de personnes infectées dépasse 10% de la population, on peut parler d'"épidémie généralisée" menaçant la sécurité du pays. Pour la Russie, ce chiffre s'élève à 1,4 million d'individus, a souligné l'expert.
Dmitri Goliaïev a attiré l'attention sur le fait que le projet national "Santé" prévoyait non seulement des crédits pour l'achat de médicaments et de tests, mais aussi des campagnes d'information dans le cadre de la prévention du VIH/Sida. Durant l'année en cours, quelque 30.000 personnes infectées, dont une partie se trouvant dans les lieux de détention, devraient avoir accès aux médicaments. Chaque année, environ 20 millions de personnes subissent des tests de dépistage. "Plus le traitement est précoce, plus grandes sont les chances de mener une vie normale", a noté le spécialiste
Sources : Service des Affaires Sociales de l'Ambassade de France en Russie
22:05 Publié dans Associations russes, Manifestations, Toxicomanie, Sida | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sida, Le Retour, Russie, ACER-RUSSIE, Toxicomanie




















